Le Cancer

Biorébus développe de nouvelles thérapeutiques contre le cancer en l’abordant comme une maladie du métabolisme cellulaire.

Le cancer : un fléau de santé publique
Les progrès des thérapeutiques contre le cancer sont lents, malgré les mises sur le marché de nombreux nouveaux médicaments. Le cancer reste un immense défi, car si les traitements en cours permettent de prolonger de quelques semaines à quelques mois la survie des patients, les cas réels de victoire sont encore trop peu nombreux. A l’inverse, le coût des traitements médicamenteux du cancer croît de façon exponentielle depuis une dizaine d’années.
Il devient donc indispensable de penser la recherche sur les thérapeutiques anti-cancéreuses sous un autre angle pour réussir à augmenter très significativement leur efficience c’est à dire le ratio « Bénéfice Thérapeutique / Coût ». Ceci constitue un enjeu majeur pour la recherche si nous voulons, dans les années à venir, prendre en charge efficacement les malades sans peser de façon incontrôlée sur les dépenses et particulièrement les comptes publics de la solidarité.
Dans ce contexte, de nouvelles hypothèses scientifiques doivent être explorées.

Le cancer : une maladie du métabolisme
Le cancer n’est pas seulement une maladie du génome c’est aussi une maladie du métabolisme. Depuis les travaux du Prix Nobel Otto Warburg, nous savons que le métabolisme des cellules cancéreuses est clairement différent de celui des cellules normales. Les cellules cancéreuses consomment une quantité accrue de glucose qu’elles ne peuvent digérer. C’est la base même de l’imagerie par Pet Scan où l’injection intraveineuse d’un analogue radioactif du glucose permet de visualiser le cancer et ses métastases. Cette hypothèse longtemps oubliée refait surface. De nombreux travaux récents dont les nôtres montrent que ce désordre métabolique pourrait être à l’origine du phénomène de cancérisation.
Warburg a décrit l’effet qui porte aujourd’hui son nom, mais il n’en a pas compris la raison. Notre hypothèse est qu’en l’expliquant, nous pourrions le cibler et ainsi limiter la croissance tumorale, voire l’arrêter. A ce jour, nous pensons avoir cerné les anomalies enzymatiques responsables de l’effet Warburg et déterminé les cibles thérapeutiques. Nous avons conçu une stratégie contre le cancer par blocage des voies métaboliques qui alimentent son développement. Le but est de priver la cellule cancéreuse d’énergie pour la tuer ou la rendre plus réactive à des traitements de type chimiothérapie.

Une démarche innovante de R&D
L’approche du cancer développée par Biorébus est innovante à plus d’un titre. On aborde le cancer par une démarche nouvelle, car peu développée chez les spécialistes, et très solide, car basée sur des travaux anciens mondialement reconnus. Nous sélectionnons des molécules déjà validées et bien connues dans d’autres applications médicales. L’utilisation de molécules reconnues permet de raccourcir les cycles de développement d’un nouveau produit, de minimiser le travail expérimental en amont et les phases précliniques réglementaires de sa validation toxicologique. Enfin, la complémentarité des molécules est utilisée afin d’en potentialiser les effets pour développer les traitements les plus efficaces.

Activité et Perspectives
L’activité actuelle de Biorébus est essentiellement focalisée sur la recherche préclinique, en collaboration avec le Pr Maurice Israël. Les travaux menés ces trois dernières années ont permis d’identifier des cibles thérapeutiques et des molécules actives. Des associations de plusieurs de ces composés se sont avérées efficaces dans des modèles tumoraux murins. Nous consolidons actuellement ces données chez l’animal afin de préparer un dossier de demande d’étude clinique.

Exemples de résultats expérimentaux obtenus
Les molécules A et B, sélectionnées par Biorébus, ont été associées pour traiter un modèle de cancer murin (B16F10) en comparaison à des souris non traitées (no treatment, vehicle) ou traitées avec une chimiothérapie conventionnelle (cisplatin).
Par rapport aux tumeurs non traitées, l’association A x B réduit de plus de 60% le volume tumoral et double la durée de vie des animaux.

Efficacité anti-tumorale de l'association des molécules A et B contre le développement du modèle B16F10

Allongement de la survie par l'association des molécules A et B dans le modèle B16F10


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